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Château de ChinonLes secrets de Jeanne - De Chinon à Rouen

La descendance de Jeanne

On a vu plus avant les différentes hypothèses visant à expliciter ce qui a pu apparaître comme une anormalité sexuelle de Jeanne. Nous en arrivions à la conclusion qu'elle était parfaitement normale physiquement, mais que sa sexualité autant que son aspect physique avaient été modifiés par une grossesse.

On va bien sûr nous opposer la pureté virginale de l'héroïne. Ainsi bien sûr que les " examens " intimes destinés à prouver cette même virginité.

Toutefois, il convient de rappeler qu'elle avait passé auparavant deux semaines dans l'auberge de  « La Rousse » à Neufchâteau, endroit vraisemblablement plus formateur au contact avec les hommes de tous genres, qu'à la dévotion.

Et que fille d'Isabeau de Bavière, surnommée la " grande putain ", et de son amant le beau Louis d'Orléans, séducteur invétéré, on est en droit de supposer qu'elle devait faire preuve d'un certain atavisme.

" Les chiens ne font pas des chats " a-t-on coutume de dire !

Mais ce sont les nombreuses apparitions, présentées comme ayant une crédibilité historique évidente par les historiens traditionnels, qui nous ont mis sur la voie.

En effet, Jeanne voit apparaître l'archange Michel, ainsi que les deux saintes, Catherine et Marguerite. Elle peut converser avec eux, les sentir, les voir, et même les toucher ! Néanmoins, nombreux sont ceux qui doutent de la réalité de ces apparitions :
Au XVIIIe, l'abbé Nicolas Lenglet-Dufresnoy écrit ( Histoire de Jeanne d'arc, 1753 ) 

« De croire que cette fille ait eu des visions et des apparitions, des révélations de saints et de saintes, j'abandonne cette pieuse créance à des personnes d'un esprit moins rétif que le mien »

Le Père Marolles et l'abbé Jean Duvernet surenchérissent :

« Jeanne n'eut pas de peine à persuader ceux avec qui elle passait sa vie, qu'en dormant, elle conversait avec Saint Michel et Sainte Marguerite. Leur imbécile croyance aux superstitions les y disposait ».

Jusqu'au pape Jean XXIII lui-même qui supprimera Catherine et Marguerite de la liste des saints de l'église, à l'excellente raison qu'elles n'ont point existé ! ce qui amènera le commentaire suivant de Jean Guitton, écrivain catholique s'il en est :

« Il est évident que le sceptique peut être fondé à se demander comment une sainte peut apparaître si elle n'a pas existé »

Mais qui étaient donc ces personnages, qui vont venir conseiller, et surtout former Jeanne à sa Mission ? A cette époque, il était courant dans certaines congrégations religieuses de se donner des titres et noms différents de ceux que l'on portait régulièrement. Cette pratique a d'ailleurs perduré, ainsi appelle-t-on « Sa Sainteté Benoît XVI » celui qui pour l'état civil se nomme Joseph Ratzinger !

Qui donc étaient alors " Sœur Sainte Catherine " et " Sœur Sainte Marguerite " ?

Il est  vraisemblable que ces initiatrices de Jeanne étaient des membres d'un ordre religieux, certainement d'obédience franciscaine. On a  envisagé pour ce rôle les " Dames de Bourlémont " .
Chose curieuse, elles sont enterrées elles aussi à Pulligny sur Madon, auprès de Jeanne des Armoises ! Quel secret renferme donc cette église?

En revanche, qui était celui qui apparut parfois en cuirasse,  présenté sous le nom de Michel ?

Saint Michel était traditionnellement le patron de l'Ordre Templier. Quel personnage aurait pu perpétuer le souvenir de cet ordre, démantelé dans le " Royaume de France " un siècle auparavant ?

Souvenons-nous que la Lorraine n'est pas française, elle ne le deviendra qu'en 1766. Il est bien évident que les édits de Philippe le Bel concernant l'éradication des Templiers n'y avaient aucune force. Quand on sait que ces mêmes Templiers avaient été « créés » pour protéger les pèlerins se rendant en Terre Sainte, donc à Jérusalem, pourquoi alors ne pas envisager René d'Anjou, fils de Yolande, la Reine des quatre royaumes dont Jérusalem, qui prendra une part importante, quoique fort discrète, à l'épopée de Jeanne.

René n'est pas loin de Domremy, aussi peut-être a-t-il participé, directement ou pas, à l'éducation militaire et politique de Jeanne. De plus, si elle ne le connaissait pas, pourquoi l'aurait-elle « demandé » au Duc de Lorraine, lors de sa visite à Nancy ?

D'ailleurs, les écrivains traditionalistes avancent arbitrairement la date du voyage de Jeanne à Chinon, précisément pour faire en sorte que René ne puisse  participer à l'entretien de Jeanne et du Duc de Lorraine ! Il est bien évident qu'ils " subodorent " le rôle important de ce personnage dans la vie de la Pucelle...

A son départ de Vaucouleurs, Jeanne possède un physique de « page », c'est-à-dire de jeune garçon. On veut nous faire croire que ce n'était qu'à cause de sa coupe de cheveux à l'écuelle, à la mode des hommes de guerre de l'époque. Mais, dans la mesure où elle portait un chaperon qui masquait sa coupe de cheveux, c'est plus son allure androgyne qui la faisait ainsi qualifier.

Plus tard, on la décrira comme une femme bien en chair, et son écuyer, qui l'avait souvent vue nue lorsqu'il l'habillait, parlera de ses « tétins qu'elle avait fort beaux » ; de plus, « elle n'avait point la maladie secrète des femmes », ce qui, traduit en français de notre époque, signifie qu'elle n'était pas (ou plus) réglée. Son écuyer n'est d'ailleurs pas le seul à décrire les seins de Jeanne ! Le duc d'Alençon les évoque aussi...

Jean d'Aulon et Jean II d'Alençon .

D'autre part, les témoignages de ses compagnons d'armes mettent en évidence le peu d'attirance sexuelle que Jeanne exerçait sur eux !

Bien sûr on doit se méfier de ces témoignages de pure complaisance, mais il faut savoir que l'état de grossesse inhibe la productions des phéromones responsables de l'appel sexuel inconscient de la femme...

A certains moments de sa campagne, elle ne quittera pas son armure pendant une semaine ; quand on sait que l'armure ne comporte pas d'orifice pour les besoins naturels, on imagine la gêne d'un tel comportement...

jeanne dort en armure!

Mais on peut également se poser la question de la raison impérieuse qui pouvait le dicter... Car hormis à cacher un ventre par trop saillant, à quoi pourrait bien servir une cuirasse entre les combats ?

On sait aussi qu'elle devra changer d'armure au cours de la campagne, récupérant celle d'un ennemi !

Mais pourquoi?

Jeanne a bien évidement à cet âge (nous avons vu plus avant qu'elle a alors dépassé sa vingtième année) terminé sa croissance! Et la vie militaire trépidante qu'elle mène ne doit pas la conduire à l'obésité, ni même à quelque simple embonpoint.

Il semble alors évident que c'est une autre raison, plus impérieuse celle là, qui oblige notre héroïne à quitter la magnifique cuirasse offerte par le roi, pour revêtir celle prise à un bourguignon...

Elle doit donc abandonner l'armure dont lui a fait cadeau Charles VII, faite à sa mesure quelque temps auparavant et qui avait coûté fort cher au Trésor, pour se contenter de ce qu'on pourrait appeler une armure d'occasion...

D'autre part, cela ne nous apparait aucunement dans les goûts de Jeanne, dont on sait qu'elle prisait beaucoup les beaux vêtements et les belles étoffes ! Alors l'armure d'un autre ?

Il nous faut donc en chercher la raison ailleurs! Un motif  tout bête ...

Simplement parce qu' après quelques mois de grossesse, elle ne rentre plus dans son armure!

armure de Jeanne armure de jeanne

Ci dessus, une armure similaire à celle offerte par Charles VII , telle qu'on peut aujourd'hui l'admirer chez un antiquaire parisien.

L'épée de Fierbois.

Une autre anecdote rapporte qu'un jour elle poursuit à cheval une ribaude à travers champs, et qu'elle lui casse sur le dos l'épée de Fierbois.

Il faut supposer une colère terrible capable de décupler les forces de Jeanne pour arriver à un tel résultat : une épée qui ne se brise pas en frappant des cuirasses pendant un combat, se briserait sur le dos d'une femme ? On ne rapporte pas l'état de la pauvre fille après le choc, mais on peut présumer qu'elle devait être très sérieusement touchée, voire morte !

Cela dit, on voit assez mal Jeanne, malgré même un caractère assez " spécial ", poursuivre une ribaude à cheval à  travers champs pour la frapper de son épée... Il semble plus probable qu'elle a pu corriger cette femme à coups de bâton, puisqu'elle en possédait un, qu'elle nommait son " Marltin ", avec lequel elle menaçait à tout va... Mais c'est une explication officielle pour la disparition de la célèbre épée de Fierbois, dont on peut lire dans un autre chapitre qu'il s'agissait bien davantage d'un symbole que d'une arme véritable.

Pourquoi cette subite colère, envers une des très nombreuses filles à soldats qui suivaient la troupe à cette époque ? Souvenons-nous que Jeanne est alors à cheval, et entend vraisemblablement une remarque à son passage, faite par une " ribaude " nous dit-on.

Qu'avait-elle fait, ou dit à Jeanne ? Peut être avait-elle simplement percé son secret, découvert son état, sa grossesse, et l'avait-elle  raillée ? Il est vrai qu'il était alors malvenu pour Jeanne, qui prônait pour ses troupes abstinence sexuelle et  chasteté, de se trouver confondue par une simple fille joie !

La " Pucelle " engrossée...

Bien sûr, il était plus facile à une prostituée, parfaitement au courant des choses du sexe par obligation « professionnelle » pourrait-on dire, de deviner le secret que Jeanne voulait cacher.

Bien évidemment, la découverte de cette grossesse était moins à la portée de son écuyer Jean d'Aulon, certainement plus au fait des choses de la guerre, qu'à celles du sexe et de l'enfantement.

Et vraisemblablement aussi dans la confidence!

Mais certainement avait-il  des consignes de silence...

Donc Jeanne portait un enfant lors de sa campagne militaire !

D'ailleurs Shakespeare, dans sa pièce "Henri VI", la fait s'exprimer ainsi :

" I am with child, ye bloody homicides :
Murder not then, the fruit within my womb. "

Et plus loin, dans la même scène, l'auteur lui fait révéler le nom du père :

« René, le roi de Naples ».

Selon Wikipedia, René Ier de Naples, ou René d'Anjou, ou encore René de Sicile, surnommé par ses sujets provençaux, le Bon Roi René ( né en 1409 - mort le 10 juillet 1480 à Aix-en-Provence ), fut seigneur puis comte de Guise (1417-1425), duc de Bar ( 1430-1480 ) de fait dès 1420, duc consort de Lorraine (1431-1453 ) roi de Naples (1435-1442 ), duc d'Anjou (1434-1480 ), comte de Provence et de Forcalquier (1434-1480 ), et roi titulaire de Jérusalem (1435-1480 ) et d'Aragon.

Mais que devint l'enfant de Jeanne ?

L'enfant nait au moment de la campagne pour conquérir Paris ! l'armée est dissoute à ce moment là, et Jeanne disparaitra ensuite de la scène pendant plusieurs mois. Elle doit se trouver à ce moment là au Château de Sully, et c'est là qu'elle va peut être accoucher !

Un de nos lecteurs nous fait part d'une autre hypothèse quant à cet accouchement !

Il aurait eu lieu dans la bourgade de Braine, dans l'Aisne ! Nous recherchons d'ailleurs toutes les informations à ce propos!

Cette éventualité de l'accouchement de Jeanne au premier étage de la maison photographiée ci-dessous a été exposée par un spécialiste de Jeanne lors de la soutenance d'une thèse de doctorat d'état en 1985 devant un jury de la Faculté de Reims.

Cette hypothèse n'aurait pas retenu l'assentiment des jurés !

Néanmoins, Maurice Vachon, le " thésard ", obtiendra une mention de la part du jury : vraisemblablement avait-il édulcoré quelque peu sa version des faits.

Nous avons voulu nous procurer cette thèse auprès de la bibliothèque universitaire de Reims, car elle s'y trouvait référencée par le biais du site SUDOC.

Et rappelons le, il existe forcèment plusieurs exemplaires d'une thèse, dont au moins un détenu par la Faculté devant laquelle elle a été soutenue...

Malheureusement, elle a disparu des rayons de cette bibliothèque... sans que nous puissions obtenir une quelconque explication de la part des autorités universitaires.

Nous nous sommes donc rabattus sur une autre bibliothèque universitaire détentrice de l'ouvrage (Arsenal à Toulouse), pour découvrir que là aussi, elle avait disparu...

La maison de Braine qui aurait abrité l'accouchement de Jeanne!

Maurice Vachon avait fait toute sa carrière comme géographe pour l'IGN, et il avait poursuivi à propos de Jeanne les travaux de son père, officier de cavalerie. Sur quelles pièces d'archives fondait-il sa théorie, nous l'ignorons, mais avons la certitude qu'elles existent toujours.

La maison concernée existe encore, sur la place principale du village de Braine, maintenant rénovée après une longue période d'abandon ... On attendait certainement que faute d'entretien, elle s'écroule complètement, mais bien heureusement une association de défense s'est créée, qui a permis le sauvetage de la bâtisse !

Un comité de défense s'est créé...

La maison maintenant rénovée !

Cette maison figure dans des actes  du XVIe sous le nom de " Maison de la Fleur de Lis "

Mais qui pourrait bien être cette Fleur de Lis ?  Pourquoi pas la fille de Jeanne, la fleur de Jeanne du Lis, Pucelle de France... 

Rapprochons d'un autre chapitre de notre site, celui qui évoque le " retable ", qui nous montre l'image de Jeanne ( enceinte ), une touffe de muguet poussant entre ses jambes... Du muguet, en anglais Lily of the valley, le lis de la vallée !

Il est à noter qu'un autre symbolisme de cette fleur est celui de la seconde venue du Messie !

Il est également à noter que Jeanne, après sa libération en 1436, reviendra dans la région ( à Notre Dame de Liesse ) avec ses " frères " . Certainement pour retrouver la trace de sa gamine. Car qu'a-t-on fait croire à Jeanne après cet accouchement ?

Que va-t-il se passer alors après cette naissance ?

Revenons là encore à René !

Marié de 1420 à 1453 ( date de son veuvage ) à Isabelle de Lorraine, il en eut plusieurs enfants, dont deux nous posent problème. En effet, ceux-ci se succèdent à une cadence pour le moins bizarre, en fait impossible à tenir pour une femme normalement constituée : Yolande, née au deuxième semestre de 1428, vraisemblablement courant  septembre, et Marguerite, née en avril 1429.

Nous avons donc là deux enfants qui se suivent à environ sept mois d'intervalle.

Il est absolument impossible que ces enfants soient issus de la même mère. Et pourtant, cet enfant "impossible" fut accepté et élevé par l'épouse légitime de René d'Anjou comme sa propre fille.

Ce qui dénote, soit d'une grandeur d'âme absolument exceptionnelle, difficile à admettre chez la fille d'un chef d'état qui reçoit en pleine face l'inconduite de son époux, soit plutôt à une parfaite soumission à des intérêts élevés, voir très supérieurs !

Deux autres points inexplicables de la vie de Jeanne.

D'abord, pourquoi lors de sa libération de la prison où elle était détenue depuis la fin du procès de Rouen, Jeanne revient-elle directement en Lorraine ? Orléans lui fera plus tard un accueil plus que chaleureux... Mais elle choisit néanmoins la Lorraine, terre où elle n'a jamais vécu ! Notons que Domremy se situe en Champagne...

Ensuite, pourquoi épouse-t-elle Robert des Armoises, parti peu fortuné et qui partira au couvent après son mariage, alors que les plus beaux partis d'Europe peuvent la convoiter ? Rappelons en effet qu'elle est la sœur du Roi de France, la sœur de la Reine d'Angleterre, descend par son père de la famille d'Orléans et par sa mère, Isabeau de Bavière, d'une grande famille allemande, les Wittelsbach...

La réponse est certainement simplement dans ce qu'on appelle « l'instinct maternel » :

Jeanne a donc une fille, née en 1429, qui a  maintenant environ sept ans, et son désir le plus vif est de revoir cette gamine qu'elle n'a pour ainsi dire jamais connue, à cause du secret à garder bien sûr, mais aussi de la campagne militaire, de la capture et du procès, puis de la captivité qui s'ensuivit.

Quoi de plus naturel que cet instinct maternel ? On a là une mère qui a dû pour des raisons politiques et religieuses abandonner son bébé, et qui, maintenant que presque tous l'ont laissé choir, ou bien que sa mission est accomplie, souhaite revoir son enfant.

Et après avoir retrouvé sa fille, qui habite à Pont à Mousson, à la Cour de son père René, Jeanne va vouloir demeurer près d'elle.

Il n'est pas évident en effet que jeanne ai connu en captivité le sort de son enfant. Peut être l'avait-on fait passer pour mort, à ses yeux. Ce qui explique la quasi adoption par l'épouse de René d'Anjou.

Et peut être a-t-elle dû enquêter par la suite pour retrouver sa fille... Ce qui explique son voyage à Notre Dame de Liesse, ( un prétexte ), lieu guère éloigné de Braine... l'endroit où elle a accouché.

Il est bien évident qu'elle ne peut alors habiter chez René, son ( ancien? ) " amoureux ", mais va demeurer à proximité en épousant le sire des Armoises.

Et puis, cela permet en passant de respecter les convenances : Jeanne est alors mariée, même si son mari est parti au couvent, lui laissant sa totale liberté.

Enfin, n'oublions point que Robert des Armoises était le vassal de René ! 

Alors mariage convenu, prétexte ?

Le château de Jaulny, ou la maison de Metz, où va vivre Jeanne des Armoises, Pucelle de France, ne sont situés qu'à quelques kilomètres de Pont-à-Mousson, l'endroit où se tient la cour du Duc de Lorraine, René.

Cette situation présente de nombreux avantages d'autre part : en effet, Jeanne ne se trouve plus en " France " de ce fait, mais en Lorraine, sous la protection de René. Il y avait vraisemblablement beaucoup de choses à craindre pour elle dans la " France " de l'époque, mais bien moins en territoire étranger.

N'oublions pas non plus que c'est ce même René qui protégera plus tard un autre évadé célèbre, Jacques Cœur !

René retrouve alors son amour d'adolescence ! Souvenons-nous que son mariage avec Isabelle de Lorraine était un mariage complètement arrangé par sa mère!  Il avait été " fiancé " à 8 ans, et avait dû épouser une femme de 9 ans son ainée...

Sur un tableau de Petrus Christus, un disciple de Van Eyck :

Un détail qui interpelle dans ce tableau de Petrus Christus, l'échoppe de l'orfèvre : ce miroir reflétant deux badauds devant la boutique... On y reconnait Jeanne et René ! Le miroir fissuré et l'oiseau en liberté signifiant respectivement la rupture de l'hymen et le " sexe " libéré...

Concernant l'enfant de Jeanne et de René, c'est donc Yolande !

Celle-ci épousera en 1445 Ferri II, Comte de Vaudémont !

Le 8 Avril a lieu en effet à la cour du Roi René le mariage de sa fille Yolande avec Ferri  II de Lorraine, mais en même temps le mariage de son autre fille Marguerite avec Henry VI, Roi d'Angleterre...

Bien sûr, le ban et l'arrière ban sont conviés aux festivités, ainsi que bien sûr les parents et alliés !

Ce qui fait que non seulement Robert et Jeanne des Armoises sont là, mais que Charles VII est présent lui aussi !

Yolande ira bien sûr à compter de son mariage vivre avec son époux, et elle se trouve à partir de cette date, 1445, au Château de Vaudémont, sur la colline de Sion !

Et devinez quel village en est très proche?

Pulligny bien sûr...