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BD Puchol-ManginLes secrets de Jeanne - Actualité

La version non-oficielle (non-conformiste) française de l’histoire de Jeanne d’Arc

Article proposé par le Professeur Serguei A. Gorbenko

Serguei Alexander Gorbenko est un anthropologue ukrainien qui poursuit les travaux du Professeur Gerassimov, le pionnier de la reconstruction faciale anthropologique (pour plus d'informations, cliquer ici).Il a effectué plusieurs années de recherche dans les cryptes de la basilique de Cléry Saint André. L'ouvrage qu'il a ensuite écrit n'a jamais été publié en France ! Il y affirmait en effet avoir retrouvé les restes de la Pucelle d'Orléans.

 

Les thèses principales de la version non officielle non-conformiste de l’histoire de Jeanne d’Arc  ou  de celle de l’histoire de la Pucelle d’Orléans de J. Grimod, G. Pesme, J. Jacoby, du comte Pierre  de Sermoise,  R. Ambelain et autres.

Le médaillon de Jeanne  des Armoises dans le château de Jaulny. Selon le site http://ru.wikipedia.org/wiki/Армуаз,_Жанна_дез

  1. L'histoire officielle de Jeanne d'Arc ainsi que toute l'histoire de la France médiévale est falsifiée pour des motifs intentionnels et non intentionnels.
  2. Le motif intentionnel de la falsification de cette histoire était la volonté de Charles VII et du groupement politique, qui l’a porté au pouvoir,  de dissimuler la vérité sur l’origine illégitime de Charles VII, celle sur la véritable origine de la Pucelle d'Orléans, celle sur les intrigues secrètes du parti Armagnac et sur l’organisation de l’action de l’apparition de la Pucelle par celui-ci comme sur la participation à sa disparition ultérieure. Un autre motif important pour dissimuler la vérité sur les intrigues secrètes du parti Armagnac, qui a porté au pouvoir Charles VII, était la dissimulation de l’opinion publique des faits sacrilèges de la manipulation de l’église, de l’intervention rude dans la vie d’église, de  la pression politique et  psychologique sur la direction de l'église en France, et même sur les Papes de la part des représentants de la monarchie française. Il y avait encore un motif de la dissimulation de la vérité dans l'histoire de la Pucelle de la France. C’étaient les faits honteux de l’organisation par le pouvoir Armagnac de la série des crimes allant jusqu'à assassiner (élimination des personnes indésirables et des témoins (y compris ceux de la dignité eclésiastique) de la même affaire de Jeanne la Pucelle), de la participation à l'organisation des procès notoirement illégaux et aux autres actes illicites. (R. Ambelain, 1993, pp. 74-77, 100-118, 145,146-157, 227-230, et d’autres.)
  3. La base soi-disant documentaire  - les recueils de documents de ce fragment de l'histoire française n'est pas entièrement sûre parce qu’elle est censurée par l’Etat et ses idéologues (elle comprend les documents affirmant la version officielle et tous les documents contraires à la version officielle sont exclus. Les déclarations des témoins sont également sélectionnées et censurées.) Outre cela, les dossiers de deux procès de Jeanne – celui d’accusation à Rouen en 1431 et celui de rehabilitation à Paris en 1455-1456 sont falsifiés encore au Moyen Age. La falsification a été faite encore  à l'époque de Charles VII et se poursuit maintenant quand les documents importants de l’histoire française du Moyen Age et des temps modernes, concernant, en règle générale, les témoignages des crimes commis par des personnes de la famille royale de France et celles qui sont liées avec elles, sont détruits intentionnellement par "les inconnus", en règle générale. (R. Ambelain, 1993, p.10-12. 224).
  4. Il y a une traduction incorrecte du latin des documents médiévaux et leur interprétation  déformée par les partisans modernes de la version officielle. "Dans d'autres cas, on fait la traduction altérée des œuvres des auteurs qui ont écrit en latin. Les pères jésuites se spécialisent dans cela. L'un d'eux, dom Juveney a déclaré: "L'interprétation des auteurs doit être faite de telle manière qu’ils tous se présentent comme les annonciateurs de Christ, même s’ils sont des ignorants." (R. Ambelain, 1993, p.11).
  5. Il y a des faits de la fabrication des documents qui n’existaient pas avant. Il s’agit de la falsification du curé Damien Grégoire "La dernière lettre de l'évêque Pierre Cauchon, du juge de  Jeanne." (R. Ambelain, 1993, p.11).
  6. Il y a une secrète coopération active du "Centre de Jeanne d'Arc" à Orléans avec les représentants de l'Église française, s’occupant de la falsification non dissimulée de l'histoire de la Pucelle d'Orléans, en particulier le soutien par R. Pernoud de la falsification de Damien Grégoire  comme un "ouvrage scientifique" (R. Ambelain, 1993, p.11).
  7. L'organisation de la persécution et le discrédit de tous les chercheurs n'acceptant pas la version officielle de l'histoire de Jeanne d'Arc, les tentatives visant à les empêcher de transmettre des informations sur de nouveaux documents de l'histoire de Jeanne d'Arc au public ont lieu en France. Les unes des organisateurs actifs de la lutte avec les non-conformistes sont  le "centre de Jeanne d'Arc" à Orléans, et ses militantes, en particulier Régine Pernoud et Marie-Véronique Clin. (R. Ambelain, 1993, p.11-12.). Leurs actions ont la compréhension et le soutien parmi les féministes ou les  individus religieux fanatiques qui voient dans les tentatives d’étudier l'histoire de la Pucelle d'Orléans l’attentat à la foi. (R. Ambelain, 1993, p.209).
  8. Il y a des contraintes des auteurs, surtout dépendants  de l'Eglise catholique française de renoncer à leurs propres publications et points de vue. Avant tout il s’agit du père E.Shneider et de son livre "Jeanne d'Arc et ses  lys." (R. Ambelain, 1993, C.11).
  9. La falsification involontaire de l'histoire de Jeanne d'Arc est créé naturellement par certains écrivains et écclésiastiques pour des motifs romantiques comme moraux, en tout cas, faux et engagés à l’aspiration à contenter les autorités et l'opinion publique nationaliste ou au soutien des dispositions xénophobes (tantôt antianglaises, tantôt antiallemandes, tantôt de nouveau antianglaises) dans la société française. Telles sont les œuvres de J.Michelet, J.Quicherat (Charles Péguy, Paul Claudel). Ils popularisent  la version officielle de l'histoire de Jeanne d'Arc qui est "nécessaire" aux idéologues dans la société française. (R. Ambelain, 1993, p.100)
  10. L’URSS s’en tenait à l’orientation antimaçonnique et antisémitique longue période de temps. Cela a amené au fait que depuis 1929 un certain nombre de maçons, martinistes et occultistes ont fini leur vie dans les camps soviétiques. (R. Ambelain, 1993, p.10). Naturellement, leurs ouvrages étaient interdits. En particulier, on estime que R. Ambelain est un maçon. Avant 1993, nous n'avions aucune chance de le lire. A notre avis, cette position de R. Ambelain, explique pourquoi toutes les études de l'histoire de Jeanne d'Arc alternatives à la version officielle d’état français ont été retirées de la circulation dans la science historique soviétique. Cela a amené à ce que la conception actuelle de l'histoire de la Pucelle d'Orléans dans l'école historique de l’espace post-soviétique est encore plus obsolète et plus conservative que même en France, où même les historiens orthodoxes commencent successivement à reconnaître certaines thèses des non-conformistes, en particulier au moins que le nom de Jeanne d'Arc n’est pas indiscutable et l'origine n'est pas purement de paysan. (Même R. Pernoud commençait à écrire sur les "racines nobles des Arc").
  11. La guerre de Cent Ans (1337-1453) – celle entre l'Angleterre et la France - est une suite au niveau d'état de l'ancien conflit dynastique entre les Plantagenêt anglais et les Capétien français, puis Valois. Avec cela on précise qu’avant tout  ce conflit est dans la famille entre les différentes branches des héritiers des Capétiens et des Valois - anglais: présentées par les héritiers des Plantagenêt (qui avaient une origine française) et des Capétiens (puisque la mère du roi anglais Édouard III  Isabelle Capétien française était la fille du roi de France Philippe IV Capétien). Il suit de là que même Henri V Plantagenêt - Lancastre avait le sang des Capétiens. Et son fils et héritier du trône anglo-français, Henri VI avait encore le sang de Valois, parce que sa mère était la princesse Catherine de Valois. La branche française des Capétiens-Valois dans ce conflit était présentée par les rois des Capétiens-Valois, descendant  de Charles, comte de Valois - le frère du roi Philippe IV Capétien. Depuis 1415, les princes des maisons d'Orléans et d'Anjou de Valois étaient les représentants de la partie française dans le conflit. Et Charles de Ponthieu (le futur roi de France, Charles VII), dont l’origine directe du roi Charles VI est douteuse, mais celle du prince de la maison Valois d’Orléans est plus probable) était aussi le représentant de la maison de Valois d’Orléans et de la maison de Valois d’Anjou (à cause du marriage avec Marie d’Anjou) dans le conflit. Ainsi, à la fin de la guerre de Cent Ans, elle représentait un conflit politique et militaire entre les parents. Les Plantagenêts-Lancastres-Capétiens-Valois (utilisant les ressources de l'Angleterre et de la Normandie) étaient d’un côté .Les Capétiens-Valois d’Orléans- Valois d’Anjou (utilisant les ressources du centre et du sud de la France.) étaient d’un autre côté . (R. Ambelain. Qui était en guerre de Cent Ans./ Drames et secrets de l’histoire  - Moscou: groupe d’édition "Progrès", "Progrès- Académie", 1993 - p. 122-127)
  12. Le roi de France, Charles VI (le 3 décembre 1468+octobre 1422) était fou. La démence frappait  le roi périodiquement depuis 1392. (R. Ambelain, 1993, p. 106,151.).
  13. Le 18 juillet 1385 le roi de France Charles VI  a épousé Isabeau de Bavière (1371+ 1435). Le marié avait 17 ans, la mariée - 14 ans. (R. Ambelain, 1993, p. 106,151.).
  14. La cour française de cette époque était corrompue. Dans le château Beauté-sur-Marne les orgies scandaleuses se passaient. Derrière le château il y avait un bois de Vincennes dans lequel Isabeau de Bavière a arrangé la "Cour d'amour". (R. Ambelain, 1993,  p. 151.).
  15. A partir de l'âge de 17 ans (c'est à dire, à partir de 1388 – Note de SAGOR) la jeune reine a commencé à tromper le roi avec son frère le duc Louis d'Orléans. Cette liaison durait jusqu'à 1407. (R. Ambelain, 1993,  p. 151.).
  16. Outre cela, l'amant de la reine Isabeau de Bavière était le chevalier Louis de Bois-Bourdon (Boisredon)  jusqu'à 1416. Cette liaison durait 30 ans, jusqu'à l'arrestation et l'exécution de Bois-Bourdon. En 1417, le Grand duc de Bourgogne, Jean sans Peur - l'assassin du duc Louis d'Orléans est devenu l’amant de la reine. (R. Ambelain, 1993,  p.151-152.).
  17. Les mauvaises moeurs de la reine Isabeau de Bavière ont mis en doute la légitimité de la naissance de tous ses enfants.
  18. Depuis 1395 le roi Charles VI ne pouvait pas supporter même la vue de sa femme. (R. Ambelain, 1993,  p.151-152.).
  19. Charles VII est né par Isabeau de Bavière le 22 février 1402 au Palais de Saint-Paul, à deux heures du matin. (R. Ambelain, 1993,  p.104, 146, 152).
  20. Charles VII - était le fils illégitime d'Isabeau de Bavière et ou du duc Louis d'Orléans, le frère du roi, ou du chevalier Louis de Bois-Bourdon. (R. Ambelain, 1993,  p.146-147, 152-153.).
  21. Le roi de France, Charles VI savait que Charles VII - fils d'Isabeau de Bavière n'était pas son fils. Il ne reconnaissait pas ni la parenté avec lui, ni ses prétentions au titre du Dauphin, ni encore moins à la couronne de France.. En outre, il prenait des mesures actives pour que ce prétendant au trône ne reçoive pas de soutien  ni dans la société ni dans l'état. Dans la lettre du roi Charles  VI  envoyée de Troyes le 17 janvier 1420 aux résidents de Paris il y avaient tels mots: "Charles s’appelant le régent du royaume ...", "... et à  cause de cela demande que personne ne s’unisse avec notre soi-disant fils en ce cas, ne lui accorde ni une aide ni aucune faveur ..." (R. Ambelain, 1993,  p.146.).
  22. L’avis sur l'illégalité de Charles VII a été alors répandu. (R. Ambelain, 1993,  p.147.).
  23. Charles VII n’était pas aussi dans l'ignorance de son propre père,  pas Charles VI, mais son  frère cadet, le duc Louis d'Orléans. Et apparemment, pour le venger, il a ordonné de détruire son meurtrier - Jean sans Peur, duc de Bourgogne. Le meurtre a eu lieu sur le pont de Montereau le 10 Septembre 1419 lors de la fameuse entrevue, qui était un piège. C'est ce qui explique les sanctions prises contre Charles VII à Troyes. (R. Ambelain, 1993, p.149).
  24. Le 18 avril 1402 dans le château de Beauté-sur-Marne un autre enfant illégitime est né. C’était Jean  le bâtard d'Orléans, comte de Dunois, comte de Porcéan et le comte de Longueville. Son père était le duc Louis d'Orléans. Mariette  d’Enghien, dame de Varenne, épouse d’Aubert de Flamenc, du seigneur de Canny et du chambellan de Louis d’Orléans s’est reconnue officiellement sa mère. À l'époque, cette dame d'honneur était l’une des maîtresses officielles du duc d'Orléans (R. Ambelain, 1993, p. 111).
  25. En réalité, la vraie mère du Bâtard d’Orléans était une noble princesse, dont la dame de Varenne a accepté de sauver l’honneur. (R. Ambelain, 1993,  p.112. -  référence à l'ouvrage de Michel Caffin "Le beau Dunois et son temps", livre 1).
  26. Le roi de France, Charles VI habitait séparément de la reine au palais de Saint-Paul, entre la rue Saint-Antoine et le quai de la Seine.On a chargé une jeune femme Odette de Champdivers, fille de l’écuyer  du roi Oudin de Champdivers de prendre soin de lui. "Odette de Champdivers surnommée par le peuple "Petite Reine ", est devenue à la fois une garde-malade dévouée et une tendre maîtresse du pauvre roi." (R. Ambelain, 1993,  p.106).
  27. Elle (Odette de Champdivers – note de S.A.G.) lui (au roi Charles VI – note de S. A. G.) a également donné une fille, qu'il a reconnu sous le nom de Marguerite de Valois. Celle-ci  a épousé Jean de Harpedane et leur lignée s’est éteinte seulement au XVIe siècle. Le roi Charles VI a donné à sa fille les armes, confirmant son sang royal, "parsemées de fleurs de lys, brisées d’une barre d'or." Dans ce cas, la barre signifiait l’enfant illégitime, en conformité avec les règles de l'héraldique. Odette est morte en 1425 en pauvreté. Son bien, que le feu roi lui a donné , était enlevé par l’ordre de la reine Isabeau de Bavière.Le duc de Bourgogne lui seul lui payait une petite pension. (R. Ambelain, 1993,  p.106-107).
  28. En fait, l’héroïne de France  connue à présent  sous le nom de Jeanne d'Arc est née non pas dans la famille de paysans d'Arc et non pas à Domrémy, mais elle était la fille illégitime d'Isabeau de Bavière et  du duc Louis d’Orléans, frère cadet du roi (R. Ambelain, 1993,  pp. 107, 109 , 114,120).
  29. De son vivant, personne ne l'appelait Jeanne d'Arc et ne s'adressait à elle comme à Jeanne d'Arc. Son nom habituel était Jeanne la Pucelle, et pas du tout Jeanne d'Arc (R. Ambelain, 1993,  p.120.).
  30. Selon la version officelle de l’histoire Jacques d'Arc - le père officiel de Jeanne d'Arc n’était pas un simple paysan, mais appartenait à une ancienne famille chevaleresque qui a  perdu provisoirement le titre de noblesse pendant la guerre de Cent Ans. Au moment de "l'épopée de Jeanne", il était un doyen du village  Domrémy, le commandant du détachement des archers. (R. Ambelain, 1993,  p.103.). C’est à cette famille que la fille illégitime d’Isabeau de Bavière et de Louis d'Orléans était remise pour l’éducation. (R. Ambelain, 1993,  p.117-118). Elle ne tenait pas  ni Jacques d’Arc ni Isabelle de Vouthon – la "mère de Jeanne"  pour ses propres parents. (R. Ambelain, 1993,  p.221.).
  31. La vraie Pucelle d'Orléans n'était pas née le 6 janvier 1412 (selon l'histoire) et non pas à Domrémy, mais le 10 novembre1407 (selon le calendrier julien) (ou le 21 novembre dans le calendrier grégorien) à Paris. Sa mére était Isabeau de Bavière, son père était le duc Louis d'Orléans. C'est cette fille qui était la Pucelle d'Orléans selon R. Ambelain (R. Ambelain, 1993,  p. 107,152-153.233).
  32. Son vrai père, le duc Louis d'Orléans a été tué peu de temps après sa naissance – le 23 novembre 1407 dans la rue Barbette (p.19 - I. Gobry), après le dîner avec la reine.
  33. Le 6 janvier 1407/1408 une nouveau-née avec une nourrice étaient amenées secrètement à Domrémy, accompagnée de Jeanne d'Arc - veuve de Nicolas d'Arc et de la belle-soeur de Jacques d’Arc et Isabelle, sa femme. (R. Ambelain, 1993,  p.118).
  34. Pendant ce temps, à Paris, l'enfant illégitime de la reine a été enregistré mort un jour après sa naissance. (p.113. Se référant à l’ouvrage de l'abbé Claude Villars).
  35. Jeanne la Pucelle et Charles VII avaient l'une et la même mère, et ils étaient donc un  frère et une sœur. (R. Ambelain, 1993,  p.148-149.).
  36. Des voix mystérieuses ont commencé à visiter Jeanne à partir de 13 ans. Ambelain admet que la "vision de Jeanne" associée à l'apparition de la puberté. En outre, il admet le fait qu'elle était un médium. (?) (R. Ambelain, 1993,  p.177-178).
  37. La Pucelle d'Orléans historique parlait avec un fort accent allemand. (R. Ambelain, 1993,  p.144).
  38. L'auteur de l’idée d'utiliser la fille bâtarde d'Isabeau de Bavière comme la Vierge de la France, qui est apparue sur la prophétie de Merlin pour sauver Orléans était  Jean le Bâtard d'Orléans - son frère consanguin – estime R. Ambelain. (R. Ambelain, 1993,  p.157).
  39. "... Maintenant que des efforts ont été faits pour préparer cette campagne propagandiste de l’excitation de la foi en l’avenir, on a préparé avec soin Jeanne la Pucelle  pour atteindre ses objectifs. Elle était bien consciente de ce quelles vues elle devait protéger ". (R. Ambelain, 1993,  p.154-155.).
  40. En 1428, quand devant la famille d'Orléans, à savoir, devant Charles “ roi de Bourges",  Jean le Bâtard d'Orléans et Charles, duc d'Orléans (qui se trouvait à ce moment en captivité à Londres),  une menace réelle a surgi de perdre non seulement une chance pour la couronne, mais aussi le duché d'Orléans, ils et tout leur groupement auprès de la cour de Chinon ont décidé de demander l'aide de leur sœur,  de l'utiliser non seulement pour éliminer la menace militaire, mais aussi pour convaincre la société du droit de Charles au trône. Dans ce but:
    1. Dans la lettre aux habitants d’Orléans du bâtard d’Orléans on a écrit que la libératrice viendrait de la Lorraine.
    2. L’ordre de rêvetir la Pucelle des couleurs portées par la dynastie d’Orléans a été reçue du duc Charles d’Orléans de Londres.
    3. On a organisé un rituel du départ solennel de la Pucelle de Vaucouleurs.
    4. On a organisé une rencontre pas moins solennelle de la Pucelle avec Charles- Dauphin à Chinon.
    5. On a organisé  et on a porté au procès-verbal le procès à Poitiers au mois de mars 1429 argumentant un plein pouvoir de la Pucelle et la légitimité de la reception de son aide par  Charles-dauphin.
    6. On a organisé l'entrée solennelle de la Pucelle à la tête de l’armée à Orléans.7) L’hommage, les récompenses et les signes d’attention étaient rendus à la Pucelle après la libération d'Orléans jusqu'au sacre à Reims. (R. Ambelain, 1993,  p.125-133 ,144-145).
  41. Au cours de l'épopée de Jeanne il y avait des gens qui essayaient, même de son vivant, avant sa condamnation à Rouen en 1431 la déclarer une sainte ou une sorcière. R. Ambelain nomme les suivants: 1) un certain frère Richard, qui l'a trahie, et essayait de refléter la crainte superstitieuse d'elle, il lui attribuait des pouvoirs surnaturels - la capacité de se lever en  air, de déplacer ses troupes à travers les plus hauts murs, "pour lui nuire mieux dans l’opinion des autres "- souligne R. Ambelain et ajoute -" Toutes ces accusations ont été dites aussi  au procès de Rouen qui l’a condamnée "(R. Ambelain, 1993,  p.188) ;  2) Catherine de La Rochelle, affirmant que sa conseilleuse est une" dame blanche ", c'est à dire une fée. 3) Perrinaїk de Bretagne ou Piéronne -  adorant sincèrement la Pucelle, mais sur le fond des élucubration du frère  Richard tel culte était nuisible et dangereux pour Jeanne. En 1430, les deux femmes ont été ramenées par les Bourguignons à Paris, le frère Richard était disparu. Catherine de La Rochelle a avoué tout ce que les inquisiteurs exigeaient d’elle: qu'elle n’était pas du tout la Pucelle et que le Seigneur ne l’a pas chargée d’aucune mission. On l’a grâciée. Perrinaїk de Bretagne persistait à soutenir que la  mission de la véritable Pucelle est d'origine divine, qu'elle est une bonne chrétienne et qu’elle sert Charles VII selon la volonté  du Seigneur. Elle a été condamnée comme la partisane des  Armagnacs, la serviteuse d’une sorcière  et brûlée vive sur la place de Grève. (R. Ambelain, 1993,  p.188-189) 4) "Nous ne savons pas qui était quatrième. Mais elle est décrite dans le journal de l'habitant de Paris " au mois d’août 1440 " elle a été montrée au peuple dans le palais (de la  Justice – note du traducteur).Là on lui a lu un sermon et on a dit à propos de sa vie et de l'état. Et elle a dit qu'elle n'était pas du tout la Pucelle, qu'à une certaine époque était mariée et avait deux fils d'un chevalier) "(R. Ambelain, 1993,  p.189). Ambelain nie que cette fausse Pucelle était  dame des Armoises, les partisans de la version officielle (A. Décaux et R. Pernoud) utilisent cet argument contre la version de Jeanne des Armoises 5) La Pucelle de Le Mans, qu’Ambеlain reconnaît également l’imposteuse  et souligne qu’elle n’a pas aucun rapport avec la dame des Armoises. (R. Ambelain, 1993,  p.190). Les partisans de la version officielle affirment le contraire. (Pernoud et Décaux).
  42. En France au cours de l’épopée de Jeanne, à cause des bruits différents répandus d'elle, qui lui attribuaient les choses fantastiques, il y avaient deux attitudes diamétralement opposées envers elle: 1) le culte (parmi les partisans des l'Armagnacs, par exemple Piéronne de Bretagne mentionnée), 2) sa condamnation sévère chez les Bourguignons, les Parisiens et la plupart des serviteurs de l’église, dont l’accusation minimum était celle de superbe pour l'épithète "fille de Dieu", de laquelle les voix soi-disant la douaient. (R. Ambelain, 1993,  p.164).
  43. Après le 24 mai 1430 quand elle est devenue une prisonnière, on lui a porté cette accusation comme celle de ce que sa vision soi-disant de Sainte- Catherine, selon laquelle elle captiverait le duc de Bourgogne ne s’est pas réalisée, et elle-même est devenue prisonnière de son vassal du comte Jean de Luxembourg. (R. Ambelain, 1993,  p.164).
  44. Jean Graveran - Grand Inquisiteur de France et les professeurs de la Sorbonne à Paris désapprouvaient certainement la Pucelle et sollicitaient son transfert dans leur ordonnance pour la condamnation publique.
  45. Mais la vraie mère de Jeanne la Pucelle - la reine Isabeau de Bavière est intervenue dans le jugement à Rouen en 1431. Elle a associé à l'affaire son ancien secrétaire et agent diplomatique - l'évêque Pierre Cauchon de Beauvais, fidèle à elle, pour  sauver la vie et la santé de la Pucelle sans empêcher la condamnation de ses vues. Et Cauchon ainsi que l'administration royale anglaise ont appris que la Pucelle d'Orléans  avait le sang royal et elle était une parente de la famille royale anglaise - la sœur de la mère du roi. (R. Ambelain, 1993,  p.123).
  46. Mais reconnaître officiellement que Jeanne la Pucelle est une fille illégitime d'Isabeau de Bavière et de Louis d'Orléans, c’était affirmer la même chose de son demi-frère - Charles VII, ce que a déjà été proclamé par sa propre mère dans le Traité conclu à Troyes. (R. Ambelain, 1993,  p.141). - Apparemment,  R.Ambelen explique par ce motif сe secret qu’on gardait obstinément en France autour de l'origine de la Pucelle et du nom de "Jeanne d'Arc" et de sa parenté avec des Arc de laquelle on l’a douée officiellement au procès de la réhabilitation en 1456 - (Note de l'auteur de l'aperçu - SAG).
  47. Ce fait important - le statut de "la princesse du sang" a exclu totalement pour l’ enquête judiciaire à Rouen l’application des tortures envers Jeanne, ce qui était une procédure ordinaire à cette  époque, comme la réelle peine capitale publique parce qu’on n’exécutait pas les personnes du sang royal en public au Moyen-Age. (R. Ambelain, 1993,  p.145.).
  48. L’accusée Jeanne la Pucelle avait deux bagues: première était un cadeau de son père et sa mère, deuxième - de son frère,on ne précise pas duquel d'entre eux. Les bagues ont été enlevées  par Bourguignons et Pierre Cauchon. Sur l’une d’eux il y avait une inscription gravée, la même que sur son étandard "Jésus + Marie." L'une d'eux, avec cette inscription a été donnée par la Pucelle à Henry Beaufort, le cardinal de Winchester, et plus tard elle a été passée au roi d’Angleterre Henri VI. (R. Ambelain, 1993,  p.178-179.).
  49. Pierre Cauchon dirigeait le procès de Jeanne la Pucelle de de sorte que d'une part, ayant dissimulé sa véritable origine, il l’a embrouillé. Et, d'autre part, il a porté une accusation d'hérésie et de sorcellerie, comme les Anglais, l'Inquisition et la Sorbonne attendaient de lui. En plus, il a  séparé de la complicité dans la faute de l'accusée Charles VII et toutes les personnes qui la soutenaient avant. Ainsi, il est arrivé qu’on condamnait l'hérésie elle-même, que Jeanne la Pucelle elle- même soi-disant a manifesté  hors du lien avec la cour des Armagnacs à Chinon et sans aucun lien avec Charles VII. (R. Ambelain, 1993,  Pp. 168-170, 180.).
  50. Pour dissimuler définitivement la vérité et embrouiller cette histoire Pierre Cauchon a recopié à  nouveau les procès-verbaux du tribunal de Rouen , ayant mis six ans à faire cela. Les originaux des procès-verbaux valides du tribunal de Rouen et des interrogatoires de la Pucelle sont détruits par lui. (R. Ambelain, 1993,  p.178, 183.).
  51. La Pucelle a été publiquement jugée et condamnée à être brûlée pour l’hérésie indiquée. De cette façon et le sacre à Reims, et tout ce qui s'y rattache, a été indirectement condamné. Les déclarations sur la Pucelle choisie étaient aussi condamnées comme hérétiques aux yeux des ecclésiastiques français. Sous la menace de la mort sur ​​le bûcher on interdisait de répéter ses affirmations et également parler en bien d'elle. La condamnation et la mort attendaient les hétérodoxes. Le grand inquisiteur Jean Graveran a agi ainsi envers Piéronne de Bretagne en 1430 à Paris.
  52. Ayant sauvé la vie de la princesse la Pucelle, mais en même temps ayant organisé une condamnation publique et l’exécution, P. Cauchon ainsi a détruit l'ancien statut de la Pucelle. Elle ne pouvait donc pas après cette condamnation prétendre au rôle de la libératrice d'Orléans et de l'héroïne de la France. En fait, pour toute la société, elle a été officiellement morte. En d'autres termes, P. Cauchon a sauvé la vie de la Pucelle par cette substitution, mais il a détruit son nom. C’était un supplice civile.
  53. Pour convaincre les sujets de la France et de l'Angleterre, que Jeanne la Pucelle est condamnée et détruite, la peine de mort a été mise en scène le 30 mai 1431 sur la Place du Vieux Marché à Rouen. Au lieu de Jeanne la Pucelle on a brûlé une autre femme (p.185-187). Dans les archives de la Seine-Inférieure et de l'archevêché de Rouen il y a des rapports sur l'exécution de cinq sorcières: Alixe La Rousse, Jeanne la Turquenne, Jeanne Vanneril et Jeanne la Guillauret (ou : Jeanne la Turquenne, Jeanne Vaneril, Alice la Rousse, Jeanne la Guillorée  selon GEORGES DUBOSC  - http://www.bmlisieux.com/normandie/dubosc11.htm ) (Аликс ла Русс, Жанна ла Тюркенн, Жанна Ваннериль и Жанна ла Гийоре). Pas un mot sur Jeanne la Pucelle, ou sur Jeanne d'Arc, ou sur Jeanne de Lys (R. Ambelain, 1993,  p.186.).
  54. Cependant, pour les contemporains de Jeanne la Pucelle, l’information de ce qu’on a brûlé l’autre  au lieu d'elle n’était pas un secret. Dans tous les cas, et l’administration supérieure anglaise et certains dans le château de Charles VII le savaient. Les parents de la maison d’Orléans mêlés à cette histoire le savaient aussi. (R. Ambelain, 1993,  p.183-185-187).
  55. Pendant ce temps, la Pucelle, a été emprisonné dans un des châteaux appartenant à des complices dans la conspiration. R. Ambelain croit que c'était le château  de Montrottier, situé près du village de Lovagny (Lovagny Gorges du Fier), à deux lieues d’Annecy - la capitale du duché de Savoie Le seigneur du château était Pierre de Menthon-Montrottier - vassal du duc de Savoie, Amédée VIII. C’est lui qui était envoyé par le duc au Conseil secret à Rouen le 13 mai 1431. C’est Pierre de Menthon – Montrottier qui est devenu  "le géôlier de Jeanne" pour quatre ans. (R. Ambelain, 1993,  p.199-200.).
  56. On a mis Jeanne la Pucelle en liberté  en 1436 en raison de la guerre, menée par René Ier d'Anjou (beau-frère de Charles VII) en Lorraine contre le comte de Vaudémont. Quelqu'un de trios: ou René d'Anjou, ou de Xaintrailles ou de Rodemack a eu l'idée d'utiliser Jeanne comme "certain talisman magique de la victoire" (R. Ambelain, 1993,  p.208).
  57. Le 20 mai 1436 elle est apparue  près de Metz à Grange- aux- Ormes sous le nom de Claude. (p. 201.)  La Pucelle a été amenée dans la Lorraine par Jean Poton de Xaintrailles et son assistant Jean de Blanchefort à la tête de leurs "anciens combattants". (p. 207-208). Deux frères et une soeur de Jeanne d'Arc, invités par Robert de Baudricourt, ont reconnu la Pucelle. (R. Ambelain, 1993,  p.205).
  58. Le 21 mai 1436 le chevalier Nicolas Louve lui a donné un coursier, dont le prix est 30 francs, et une paire de jambières en cuir. le Seigneur Aubert Boulez lui a donné un  capuchon, et le seigneur Nicolas Grognier – une épée. (R. Ambelain, 1993,  p.202).
  59. Ensuite elle séjournait à Arlon auprès de la duchesse de Luxembourg. (R. Ambelain, 1993,  p.216).
  60. Après cela, elle est allée avec le comte de Varnerbourg chez son père le duc de Varnerbourg à Cologne (R. Ambelain, 1993,  p.216). A Cologne, elle se tenait sur ​​le côté de l'un des candidats au poste d'archevêque de Trèves. En rapport avec cela elle a excité l'attention de l'Inquisition, et l'Inquisiteur de Mayence le père Heinrich Kaltizeren l’a faite venir pour l’enquête. C’est pourquoi, elle a dû fuir et retourner à Arlon, puis à Mets. (R. Ambelain, 1993,  p.217-218.).
  61. Puis le 7 novembre 1436 à Grange aux Ormes elle s’est mariée  officiellement avec Robert des Armoises, qui lui léguait selon le contrat de mariage de recevoir un loyer d'un de ses fiefs, loués spécialement à cet effet. (R. Ambelain, 1993,  p.193-194).
  62. Après cela, elle a quitté son mari (qui s’est retiré dans un monastère plus tard) et est allé chez Gilles de Rais. Ce capitaine de la Pucelle d'Orléans aussi l'a reconnue et a donné l'aide et les troupes avec lesquelles la Pucelle a combattu plus tard dans le Poitou, l'Aquitaine et la Bretagne de 1437 au juin 1439 (R. Ambelain, 1993,  p. 219). Les escadrons de la dame des Armoises collaboraient avec les troupes du roi de Castille avec qui Jean d’Armagnac, qui faisait son service en Espagne à l'époque, a lié la Pucelle. (R. Ambelain, 1993,  p. 219). Elle a remporté une série de victoires près de Blaye, Bordeaux et La Rochelle.
  63. En août 1439, elle a envoyé son héraut et son frère (Jean du Lys) à Orléans pour s’accorder sur une rencontre avec le roi Charles VII. (R. Ambelain, 1993,  Pp.209-210.).
  64. La rencontre entre Jeanne et Charles VII a eu lieu à la fin du septembre 1439 à Orléans dans le jardin de Jacques Boucher. Lors de la réunion, en plus du roi Charles VII  Jean Dunois, le bâtard d'Orléans, Charles d'Anjou, M. de Chaumont, archevêque de Vienne et Jean Rabat, chez qui  Jeanne vivait en 1429, étaient présents. Ils tous connaissaient  la vraie Pucelle d'Orléans de vue . Tous d'entre eux, et le roi et sa cour ont reconnu dans la dame des Armoises  - Jeanne la Pucelle. La rencontre cordiale et la conversation entre elle et le roi a eu lieu. (R. Ambelain, 1993,  p.210-211.).
  65. La dame des Armoises ne se voyait pas avec la mère "officielle" de Jeanne résidant à Orléans depuis 1438. (Cette année, le père officiel de Jeanne- Jacques d'Arc est mort.) Isabelle de Vouthon n’osait jamais de lui s’adresser et de lui demander quoi que ce soit. (R. Ambelain, 1993,  p.212.221.).
  66. En août - septembre 1439  à Orléans on a supprimé les messes annuelles pour le repos de l'âme de celle qu’on croyait être tuée à Rouen. (R. Ambelain, 1993,  p.212).
  67. En l'honneur de la dame des Armoises on a organisé une fête à Orléans.Le calcul - paiement pour cela du trésor du conseil municipal est datée du 4 septembre 1440 (R. Ambelain, 1993,  p.221.).
  68. R. Ambelain estime qu’ après une rencontre avec le roi Charles VII  Jeanne au statut de la dame des  Armoises a retourné dans la Lorraine chez son époux Robert des Armoises. Elle a passé à travers Montargis, Troyes, Saint-Dizier, Commercy, Taucourt  jusqu’à Jaulny où son mari l'attendait. (R. Ambelain, 1993,  p.221).
  69. Ayant retourné dans la Lorraine, Jeanne ennuyait beaucoup. Elle n’avait pas d’enfants. Elle est devenue la marraine du fils du cousin de son mari Louis des Armoises qui habitait dans la seigneurie Autrey- sur- Madon. Dans cette seigneurie il y avait un petit village Pulligny dans lequel il y avait une pauvre église. La Pucelle l’a prise en charge et l'a embellie, ayant engagé  les grandes dépenses. Puis elle a voulu être enterrée là-bas. (R. Ambelain, 1993,  p.223).
  70. Elle est morte en 1449 et y a été enterrée. (R. Ambelain, 1993,  p.223-224). R. Ambelain établit la date de la mort d’après la mention dans les comptes de la forteresse d’Orléans des mots "feue Pucelle" depuis 1449 (R. Ambelain, 1993,  p.221). L'affirmation selon laquelle c’est à Pulligny que Jeanne des Armoises a été enterrée en 1449 est fondée sur le témoignage de l’abbé de cette église Piant. Il affirme qu’il y avait une pierre tombale avec une inscription concrète dans l’église. La pierre tombale est disparue en 1890. (R. Ambelain, 1993,  p.224.).
  71. Son mari, Robert des Armoises est enterré à côté d'elle en 1450, il a survécu à elle un an. (R. Ambelain, 1993,  p.222).
  72. Le 15 février 1450/1451 Charles VII a donné un ordre écrit à Guillaume Bouillé - docteur en théologie de commencer une enquête sur l’affaire de Jeanne la Pucelle, condamnée par l’officialité  à être brûlée pour l’hérésie, la sorcellerie, etc (R. Ambelain, 1993, p.225.).
  73. La commission d'enquête créée par Guillaume Bouillé a résolu positivement la question du commencement de la procédure de la réhabilitation. Mais seuleument quatre ans après cela, à Rome au pape on a envoyé une pétition privée de la réhabilitation de la Pucelle, signée par Pierre d'Arc, frère imaginaire de Jeanne et par Isabelle de Vouthon , surnommée Romée, mère imaginaire de la Pucelle. (R. Ambelain, 1993,  p.227).
  74. La procédure de la collecte des témoignages pour le procès de réhabilitation était clairement subjective. On préférait écouter les uns et de ne pas écouter les autres. En outre, quelques témoins importants - juges du tribunal de Rouen - ont disparu soudainement. Philibert de Santini, évêque de Coutances est mort subitement, Pierre Luazler, enfui à Bâle, est décédé subitement, Nicolas de Roux est également décédé subitement. Un accident a eu lieu avec Jean d'Estive, inspirateur du procès, le commissaire- enquêteur La Fontaine a disparu (R. Ambelain, 1993,  p.227).
  75. "... Ceux qui menaient l'interrogatoire des témoins ont su les faire affirmer à tout propos  qu'elle était simple, très simple ..." la citation prise de l’oeuvre d'Anatole France, interdite en URSS.. (R. Ambelain, 1993,  p.229).
  76. Le 7 novembre 1455 (le 18 novembre selon le calendrier grégorien), à la veille du jour de Saint Claude Geôlier  - le procès solennel de réhabilitation de la Pucelle d'Orléans s’est ouvert à Paris, dans la cathédrale de Notre-Dame. Isabelle de Vouthon, son promoteur officiel n' y était pas présente mais elle n’est morte qu'en 1458 (R. Ambelain, 1993,  p.229.).
  77. En 1456, le pape Calixte III a signé le rescrit sur ​​la réhabilitation. (R. Ambelain, 1993,  p.229).
  78. Quand le comte de Dunois, l'un des compagnons d’armes de la Pucelle, qui est devenu le prince du sang et le gouverneur général du royaume à l’époque, a appris cela, il a ordonné de mettre "Croix de la Pucelle" près de la route de Poissy - pour faire savoir aux soldats et au peuple que Jeanne est appréciée à sa juste  valeur et la justice a triomphé. (R. Ambelain, 1993,  p.230).
  79. Et le pape Calixte III et le pape Pie II, son successeur, ont été initiés au mystère de l’origine de Jeanne. On a cessé de la représenter comme une sorcière, mais en même temps on a cessé  de la  présenter comme l’envoyée du Seigneur, dirigée par les archanges et les saints grands  martyrs. (R. Ambelain, 1993,  p.228).
  80. Le Grand duc de Bourgogne  Charles le Téméraire a appris "le secret de Jeanne la Pucelle" - sur son appartenance à la famille royale de France, de son père et du participant des événements, du duc Philippe le Bon. Il y a un témoignage documentaire de 1474  de cela.(R. Ambelain, 1993,  p.214).
  81. En 1831, Jules Michelet, directeur des Archives nationales est devenu l’auteur de la première légende, dictée par des raisons  politiques et démocratiques. Dans son histoire de France en 6 volumes, il a peint tel type de femme qui devait correspondre pleinement à ses idéaux. (R. Ambelain, 1993,  p.100.).
  82. En 1850, Jules Quicherat dans ses "Aperçus nouveaux sur l'histoire de Jeanne d'Arc" a reconnu que les dépositions des habitants de Domremy "coïncidaient totalement: ils dépeignaient Jeanne comme un être petit, timide et pieux" (R. Ambelain, 1993,  p.229.).
  83. À la fin du XIXe siècle en France la mise de Jeanne  au nombre des saints a été initiée. En 1890,  la pierre tombale de Jeanne des Armoises à Pulligny a été détruite par les inconnus  (R. Ambelain, 1993,  p. 224.).
  84. En 1890, dans l’ouvrage des historiens  Desiré Blanchet et Jules Pinard Jeanne est appelée "la fille du peuple" et un texte fondamental académique a été créé, qui a servi de base à toutes les publications académiques ultérieures. Dans cette version présentée on attribuait à Jeanne  l'initiative de sauver le royaume de... étrangers. Mais cela a été écrit peu de temps après la guerre franco-prussienne de 1870-1871, pour aiguiser l'esprit revanchard des Français. (R. Ambelain, 1993,  p.101.).
  85. Dans le même ouvrage on donne à Jeanne le nom d'Arc , qu’elle n'a pas utilisé, et dont personne ne l’'a jamais appelé. (R. Ambelain, 1993,  p.101-102).
  86. Le 9 mai 1920, sur l'instance du gouvernement français et de l'Église catholique française, Jeanne d'Arc a été canonisée par le pape Benoît XV comme Sainte Jeanne. (R. Ambelain, 1993,  p. 97).
  87. En 1952, le Père Edouard Schneider, a publié le livre "Jeanne d'Arc, ses lis, la légende et l'histoire," dans les éditions "Grasset". (R. Ambelain, 1993,  p.230.). Dans le livre, il a témoigné sur la base des documents qu'il a trouvés dans le Vatican en 1935 (procès-verbaux des rapports des juges de Rouen au pape en 1434 -1435  - p.294 et " le livre de Poitiers" - R. Ambelain, 1993,  p.297) que Jeanne La Pucelle était une personne du sang royal, plus précisément, la fille de Louis d'Orléans et d'Isabeau de Bavière. (p.297.). Selon l'historien G. Pesme, se référant à des contacts avec le Père Schneider, c’est le bibliothécaire du Vatican le cardinal Tisserant qui a ouvert par hasard l’accès à ce livre pour E. Schneider. (Extrait d'une lettre de G Pesme au pape Paul VI  du 4 juin 1972  - R. Ambelain, 1993,   -p.297.).
  88. Le livre de Schneider a provoqué l'activité des historiens non-conformistes accréditant la version de  l'origine royale de la Pucelle et la colère du cardinal Tisserant, bibliothécaire du Vatican, qui  a montré le livre de Poitiers  au Père E Schneider à l’époque. (R. Ambelain, 1993,  p.231, 297,298.).
  89. Peu de temps après la parution de son livre le Père E Schneider a reçu une "demande" de ne plus diffuser  l'information sur la Pucelle, "afin de ne pas détruire la légende" (R. Ambelain, 1993,  p.231). Depuis lors, Schneider a commencé à éviter les historiens s’intéressant à sa trouvaille. Il est mort en 1960, 8 ans après sa publication, à l'âge de 80 ans. (R. Ambelain, 1993,  p.232.).
  90. Après sa mort en 1960, le cardinal Tisserant, ancien bibliothécaire de la Bibliothèque du Vatican, a commencé à écrire partout dans les journaux contre Gérard Pesme  s’intéressant à la trouvaille de Schneider et affirmer qu’il n’y avait pas de livre de Poitiers et d’autres documents concernant la Pucelle au Vatican. (Extrait d'une lettre de G. Pesme au pape Paul VI  du 4 Juin 1972 - R. Ambelain, 1993,   p.298).
  91. En Octobre 1979 au séminaire consacré à Jeanne d'Arc à Orléans, organisé avec la participation active de R.Pernoud, Gérard Pesme  a essayé de montrer au président du jury Pierre Marot, directeur de l’Ecole nationale des chartes la photocopie d'un document du XVe siècle ayant rapport à la discussion. "Il a été immédiatement entouré par une foule d’orthodoxes en colère, qui tentaient de faire se taire le vieillard de 80 ans, en employant des expressions très fortes et non équivoques. Quant à Monseigneur Marot, il n’a que déclaré à haute voix que le document était faux, et il refuse de le prendre en considération. " Et à la fin du "séminaire" il s’est tourné   vers Gérard Pesme et  a chuchoté timidement: "Vous êtes un honnête homme, M. Pesme" (R. Ambelain, 1993,  p.12.).